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Archive pour février 2008

La piscine … en eaux troubles !

Lundi 4 février 2008

Il y a exactement quatre mois aujourd’hui, Philippe Courard invitait notre administration communale à lancer un nouvel appel à la concurrence  (adjudication ou appel d’offre) pour redémarrer de manière légale – cette fois-ci  – le processus d’attribution du marché de service consistant en l’étude des travaux regroupés sous le vocable  » PHASE II « .

Pour relancer cette procédure, il suffit d’établir un document (très « léger ») qui devrait permettre de lancer la consultation. Le bourgmestre questionné régulièrement sur le sujet, promet ce document pour les jours qui suivent. Comme ce document doit être soumis à l’approbation du conseil, ce ne sera pas encore, au mieux, avant un mois qu’il sera adopté.

Il est possible – je peux le comprendre – que d’autres éléments occasionnent des retards. Si cela est le cas, pourquoi le bourgmestre et son collège, n’en avisent pas le conseil communal ?

Où bien alors, et cela serait lamentable, il s’agirait d’une volonté délibérée de nos édiles pour démontrer, de manière pas très intelligente d’ailleurs, que les travaux prennent un retard important à cause de la découverte par un conseiller communal de l’opposition du mode illégal de la passassion de commande de ce service à l’origine. Ce qui me fait avancer une telle hypothèse, c’est la déclaration de l’échevin des travaux, lors du conseil du 31 janvier 2008, me reprochant de retarder les travaux du centre culturel comme j’avais fait retarder les travaux de la piscine.

La politique politicienne n’est pas l’oeuvre de ceux que vous croyez, Mesdames et Messieurs Bourgmestre et Échevins.

Merci de votre attention. Meilleures salutations.

Jean-Marie Flamant 

Conseil communal du 31 janvier 2008

Samedi 2 février 2008

L’ordre du jour était très soft (4 points dont un relatif à des notifications), mais l’ambiance était plutôt électrique.

Le premier point relatif à la dotation pour la police de Binche – Anderluies a donné lieu à quelques échanges sur l’efficacité de la police sur notre territoire. Trop peu de présence des îlotiers, parking sauvage non réprimé, demande de visite pour constat de domiciliation très mal assurée, incivilités non réprimées? etc. Le groupe Gauche a demandé pour la nième fois, à notre bourgmestre, d’inviter le chef de police de la zone pour avoir un débat constructif avec les conseillers communaux. La réponse du bourgmestre est toujours OUI, mais le résultat est toujours aussi NÉGATIF. De deux choses l’une: ou bien, le chef de police refuse cette invitation, ou bien, il n’en a jamais reçue. Je crains fort que poser la question, c’est y répondre! Le CDH s’associe pleinement à la demande répétée de Gauche.

Le deuxième point relatif au vote d’un deuxième douzième provisoire pour continuer à gérer notre administration communale, a fait l’objet d’échanges musclés entre le bourgmestre et moi-même.
Le ministre de tutelle impose aux collèges communaux qui utilisent la procédure des douzièmes provisoires de motiver leur choix. Le Ministre spécifie également que motiver ce choix en invoquant l’absence de budget n’est pas admis.
Quand j’ai demandé au bourgmestre de motiver cette décision, il a commencé par dire, comme je m’y attendais d’ailleurs, que c’était à cause du manque de budget. J’ai alors insisté, en rappelant les recommandations de la tutelle pour m’entendre dire que lui, le chef de la majorité, donnait les motivations qui lui conviennent (sic). Il m’a alors posé la question de savoir en quoi cela me gênait (c’est authentique) de ne pas avoir de budget, ce à quoi j’ai répondu tout de go, qu’en l’absence de budget, il n’est pas possible pour l’aeministration d’engager quelque dépense que ce soit pour démarrer un projet; et là, le comble du ridicule, c’est la réaction de l’échevin des travaux qui ose proclamer haut et fort qu’ainsi, on ne dépense rien. Je rappelle quand même aux honorables autorités de notre commune et à ceux qui l’auraient oublier que le but d’une société n’est pas de dépenser ou de thésauriser, mais bien de dépenser et d’économiser à bon escient et en bon père de famille pour le plus grand bien de la communauté dont elle a la responsabilité du bien-être.
Lors de cette discussion, est aussi venue sur la table la fameuse circulaire ministérielle relative au budget 2008, reçue par la commune fin octobre 2007 (pardon… , début novembre 2007, selon un membre du collège). Le Ministre demande en première page de ce document qui en compte 114 de le communiquer à tous les conseillers communaux. Le 31 janvier 2008, ce document est toujours conservé sous le manteau par le bourgmestre et ses échevins. Ce document, très fouillé, est un formidable outil pour générer la discussion contradictoire, si importante dans nos démocraties et malheureusement, si souvent bafouée. Il faut sans doute rechercher là, la raison de cette rétention d’information. In fine, on recevra ce document, qui nécessite de nombreuses heures d’examen, en même temps que le budget, 7 jours avant sa mise au vote. Bonjour les nuits blanches.
Notre bourgmestre déteste le débat contradictoire – il commence malheureusement à faire des émules au sein des échevins – ; il n’hésite pas à utiliser des méthodes d’un autre âge en tentant d’intimider ses contradicteurs. C’est ainsi qu’il a dit et répété quatre fois lors de la séance du conseil, que tout le personnel communal (je ne connais que 6 ou 7 personnes au sein de l’administration) était très mécontent de moi sans jamais en dire la raison bien sûr, puisque cela n’est que pur mensonge. J’ai rencontré les personnes que j’ai l’habitude de croiser lors de mes consultations de documents dès le lendemain matin du conseil et je n’ai entendu aucune remarque ni aucune animosité à mon égard.
Par ailleurs, le bourgmestre manque totalement de respect envers ses électeurs. Il déclare, sans hésiter, en pleine discussion et évidemment sans à-propos, que dans cinq ans, quoique je fasse, les électeurs lui donneront raison et ils me donneront tort.
Que Monsieur le Bourgmestre sache que j’ai été élu pour défendre, et que je défendrai jusqu’au bout, ce que j’ai annoncé pendant la campagne électorale, à savoir, l’équité, la transparence, et l’éthique. Je ne fais pas, moi, de la propagande ou de la spéculation pour une échéance à cinq ans.

Ce qui précède, nous éloigne un peu de la véritable raison inavouée de l’absence de budget pour 2008. Il y a en fait, au sein de l’administration un grand problème. On demande aux personnes de faire des choses qui dépassent soit leur capacité physique, soit, voire, leur compétence. Il est en tout cas un fait évident: depuis le départ, début 2007, en congé de maladie, du secrétaire communal, la personne qui assure l’intérim doit aujourd’hui remplir les fonctions de secrétaire communal et continuer à faire une bonne partie du travail qu’elle faisait auparavant. C’est la « bonne méthode » pour arriver, à un mauvais résultat, à dégoûter les personnes surchargées ou à les mettre tout simplement en porte-à-faux. Quel gâchis!

Un autre point traitait de l’augmentation de la taxe pour la collecte des immondices. Elle passe à 110 € pour les ménages et à 75 € pour les isolés. C’est la Région Wallonne qui impose cette augmentation paraît-il! Le grand méchant, c’est pas moi, c’est l’autre. A vérifier.
Ces sommes devenant importantes pour certains budgets, j’ai demandé de pouvoir faire un paiement en 2 fois. Il m’a été répondu que c’était techniquement impossible, mais que les personnes en peine de réglement pourraient toujours demander un échelonnement de paiement. Dont acte.

Un dernier point (supplémentaire) introduit par le CDH concernait les travaux du centre culturel et plus précisément de l’érection d’une salle à l’arrière du bâtiment existant.
J’ai demandé d’examiner ce point pour éviter d’éventuels gros ennuis à l’administration communale. En effet, on se prépare à démarrer les travaux sur base de plans qui sont différents de ceux signés par l’urbanisme, principalement en ce qui concerne l’emplacement des issues de secours. Une plainte après réalisation des travaux pourrait effectivement conduire les autorités communales à devoir démolir partiellement les édifications.
Par l’introduction de ce point, que l’échevin des travaux n’hésite pas à qualifier de spécimen d’idiotie -merci pour l’agard accordé à un conseiller communal fut-ce-t-il de l’opposition -, mon intention n’est pas de contrarier ce projet – d’autant plus qu’avec les nouveaux plans officieux il n’y a plus d’issue de secours atterrissant sur le toit de l’extension du bâtiment sis 3 Impasse de l’Hospiteau, appartenant à l’ASBL des Oeuvres paroissiales – mais bien de faire les choses dans l’ordre pour ne pas avoir de problème.

Dans les divers, un point intéressant les riverains du delirium a été évoqué à ma demande. Suite à l’enquête publique, le collège a donné un avis défavorable quant au permis d’environnement demandé par l’exploirtant. D’ici fin de la procédure, le bourgmestre n’a pas l’intention de demander la suspension de l’expmloitation.

A votre service. Merci de votre attention.

Jean-Marie Flamant