Archive pour juin 2009

Celui qui dit la vérité doit être exécuté !

Jeudi 18 juin 2009

Voici copie de deux articles parus dans la DH, relatant des faits survenus à l’école maternelle communale des Bruyères.

Pour autant que les faits dénoncés par l’instututrice soient avérés, il me paraît tout à fait incorrect, de la part des autorités communales, de punir la personne qui les a dénoncés. L’échevin de l’enseignement aurait dû attendre le résultat de l’enquête avant de prendre sa décision. En agissant comme il l’a fait, il a donné un mauvais signe à l’égard de ceux qui souhaitent faire respecter les règles en dénonçant les écarts inadmissibles.

Article 1 :

Règlement de compte

Deux enseignantes des Bruyères estiment payer pour avoir dénoncé certaines pratiques

ANDERLUES L’accusation est portée par une institutrice maternelle de l’école des Bruyères, à Anderlues, Betty Roland. Peu avant les vacances de Pâques, elle affirme avoir aperçu une de ses collègues, enseignante dans le primaire, déculotter un enfant un brin obèse. L’enseignante incriminée aurait justifié son geste en disant que quelques kilos superflus méritaient bien une bonne leçon toute pédagogique.

Alertée , la mère du petit garçon déculotté n’a pas tardé à porter plainte. La police a ouvert une enquête, estimant les accusations suffisamment graves. Celle-ci est encore en cours sans encore avoir livré la moindre tendance. Dans l’intervalle, toutefois, les relations se sont sérieusement dégradées au sein de l’école.

L’enseignante accusatrice et une collègue qui l’a soutenue semblent avoir été prises en grippe par le reste du corps enseignant. À tel point que l’échevin de l’Enseignement, le socialiste Freddy Devreeze, a choisi de muter les deux institutrices sur un site pédagogique dans l’entité. Selon lui, pour calmer des tensions devenues dangereuses.

« On nous mute parce qu’on dérange avec notre volonté de modifier certaines pratiques », estime Betty Roland. « Mais on ne peut plus tolérer qu’un enfant subisse de telles punitions ou qu’un autre qui aurait obtenu une note exécrable soit contraint se faire le tour des classes avec sa copie en main. Dans notre action, une quarantaine de parents nous soutiennent déjà. Ils ont signé une pétition contre notre mutation. »

Le directeur de l’établissement, M. Blairon, n’a pas souhaité s’exprimer sur ces accusations.

L’échevin de l’Enseignement se contente pour sa part de rappeler qu’il n’était pas sur place au moment des faits, ajoutant qu’en cas de faute avérée, il prendrait ses responsabilités. Les parents de la localité n’en attendent pas moins.

Mathieu Colinet

L’enseignante accusatrice et une collègue qui l’a soutenue semblent avoir été prises en grippe par le reste du corps enseignant.

Article 2 :

Tentative d’accalmie

L’échevin de l’Enseignement a rencontré les parents

ANDERLUES Hier en début d’après-midi, une soixantaine de parents avaient signé la pétition s’opposant à la mutation des deux institutrices maternelles employées jusqu’ici à l’école des Bruyères, à Anderlues. Le mouvement grossit donc mais il n’est pas dans l’intention des autorités communales de lui laisser prendre des proportions exagérées.

Ainsi, dès mardi, l’échevin de l’Enseignement, Freddy Devreeze, avait décidé de rencontrer les parents contestataires pour un échange de vues, supposé calmer les esprits. La réunion a eu lieu mercredi matin.

Les parents ont rappelé à l’échevin que Betty Roland était une institutrice de qualité, qu’ils l’appréciaient pour son travail et qu’elle ne pouvait pas payer pour des faits qu’elle avait voulu dénoncer.

Betty Roland a-t-elle bien aperçu une de ses collègues abaisser le pantalon d’un enfant ? L’enquête de la police est toujours en cours. Et l’échevin Devreeze a affirmé qu’il ne voulait pas empiéter sur le rôle de la justice. « À mon niveau, je veux seulement calmer les esprits pour permettre à chaque enfant de s’épanouir », explique l’échevin.

Officiellement, il dit n’avoir pris encore aucune décision. Dans les paroles de l’échevin, les parents, eux, ont compris que Betty Roland serait bien mutée dans une autre école de l’entité. Et que la collègue qui l’a soutenue pourrait subir la même mesure. Le tout, ont entendu les parents, pour tenter de rétablir un climat de sérénité. Ou, comme ils le pensent davantage, pour confirmer certaines pratiques.

Mathieu Colinet

Les parents ont rappelé à l’échevin que Betty Roland était une institutrice de qualité.

Meilleures salutations.

Jean-Marie Flamant

Conseil communal du 9 juin 2009

Mercredi 10 juin 2009

Voici les points principaux abordés lors du conseil communal de ce 9 juin 2009 à Anderlues :

La démission de Madame Feron a été acceptée à l’unanimité.
Le point supplémentaire mis à l’ordre du jour par le groupe Gauche, qui demandait que Madame Feron rembourse son traitement d’échevin pour toute la période durant laquelle elle ne résidait pas à Anderlues, tout en y étant domiciliée, a fait l’objet de vives discussions. Si Monsieur Dewille a eu raison de rappeler, avec preuve à l’appui, que c’était le Bourgmestre en personne qui avait, en premier, envisagé cette procédure de récupération de traitement, je pense, en toute sincérité, qu’il n’aurait pas dû en remettre une couche en affirmant que la personne concernée avait volé la commune d’Anderlues et qu’elle devait rembourser.
Je suis intervenu en rappelant d’abord que le Bourgmestre Tison, par ses déclarations incendiaires, dont il a le secret, avait fait des émules – c’était peut-être le but recherché. Qui sait ? – , puis j’ai contesté violemment les affirmations inopportunes de Monsieur Dewille en disant que Madame Feron avait reçu un salaire, au cent près, pour des prestations qu’elle avait effectuées et que c’était lui faire injure que de la traiter de voleuse.
La proposition de Monsieur Dewille a été rejetée à une très large majorité. Et c’est très bien ainsi.

Les comptes de l’ASBL Sports – délassement ont été présentés et acceptés. Je me suis abstenu car je ne puis admettre que pendant cinq ans, on ait maintenu le contrat d’entretien d’un montant de 50000 € par an. Cela fait une dépense inutile de 250000 € (10 millions de FB) sous prétexte qu’il était impossible de casser, voire de suspendre, le contrat suite à la fermeture de la piscine.
Pour rappel, le lendemain de la fermeture de la piscine, la plus grande partie du personnel recevait son préavis de licenciement. Là, on ne s’est pas posé de questions sur les termes des contrats d’emploi !

Avec les travaux de la place, on s’aperçoit, au fur et à mesure de l’avancement, de l’un ou l’autre manquement. Ainsi, c’est maintenant qu’on se rend compte qu’il serait bien d’installer une fibre optique – je partage cet avis – . Dommage que les architectes, payés pour cela, n’aient pas prévu cette installation lors de l’élaboration des plans. Cela aurait eu comme gros avantage de donner du temps pour la consultation et ne pas devoir, comme c’est le cas, passer la commande au seul qui a remis offre. Dans ce domaine, il y a des dizaines de fournisseurs potentiels. On parle, tout de même, d’un montant de 22500 €

Décision de remettre en état, la ventilation de la salle omnisports

Adoption à l’unanimité, d’une convention avec la Communauté française en vue de démarrer la procédure PPP (partenariat public – privé) pour les travaux de rénovation de l’école communale du centre. Ce projet d’un montant de 4 millions d’euros sera subsidié à 78,5 % par la communauté française et pour le reste par la commune. La part communale sera payée sous forme de redevance annuelle. Cette procédure a été initiée par le parti CDH il y a 2 ou 3 ans.

Adoption des modifications des plans pour le centre culturel.
J’apprends aujourd’hui, lendemain du conseil, que les travaux se déroulent avec d’importants risques d’effondrement du bâtiment tout entier. A tel point, que certains ouvriers n’osent plus entrer dans le bâtiment ! Ici aussi, je me permets de mettre en cause la plus que médiocre étude de faisabilité du projet.

Fluxis va installer un nouvelle conduite de gaz diamètre 600 mm. Le conseil devant donner son avis, j’ai fait une intervention sur l’aspect sécurité du projet.
Le tracé de la conduite passe à la limite nord d’Anderlues. Une partie du tracé de cette conduite passe entre le Viernoy et la station d’épuration. Et quand on sait que cette installation inaugurée il y a une dizaine d’années n’a été opérationnelle que durant quelques mois, par suite de fissurations des cuves de décantation (construites à partir de béton armé), consécutives à des poussées hydrauliques initiées par le poids du terril voisin sur la nappe phréatique, on peut sérieusement se demander s’il ne serait pas opportun de déplacer cette conduite, ainsi que l’existante d’ailleurs, plus vers le nord.
Le Collège communal, sensibilisé par cette remarque, va adresser un courrier à Fluxis pour l’informer de l’existence de risques liés à l’instabilité du terrain en cet endroit.

Adoption d’un pacte, initié par la région wallonne et les représentations syndicales, pour une fonction publique solide et solidaire. Cela signifie, entre autre, plus d’emplois statutaires et moins de contractuels. Pour inciter les communes à avancer dans ce sens, la région wallonne donnera des subsides. Ceci devrait être une bonne nouvelle pour plusieurs ouvriers et employés de notre commune.

Dans les divers, il y a eu un long échange entre le représentant de Gauche et le Bourgmestre à propos des logements vétustes que les propriétaires tentent d’améliorer progressivement et pour qui la commune joue l’empêcheur de tourner en rond.
Sans me prononcer sur le fond, l’essentiel de ce que j’ai retenu de cet échange, parfois musclé, c’est qu’il y a un manque manifeste de dialogue. Dialogue refusé par le bourgmestre. Ce n’est pas la première fois qu’on entend ce reproche.

Merci de votre bonne attention.

Jean-Marie Flamant