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Archive pour novembre 2009

La saga de la Place Paul Pastur à Anderlues

Samedi 21 novembre 2009

Où sont les rapports de réunions de chantier ?
Des arguments non fondés pour justifier les changements !

Ce 19 novembre 2009, Monsieur l’échevin des travaux d’Anderlues a lu « docilement » une note technique écrite par ses conseillers techniques (ce sont ses propos), conseillers techniques qui se résument, selon moi, à une seule personne, l’agent spécifique communal, ingénieur – architecte de formation ( si je ne m’abuse).

Cette note est un tissus de contre-vérités et d’inepties scientifiques et techniques. Voire de mensonges.

D’un point de vue technique d’abord, l’argument fondamental avancé par le spécialiste, pour justifier le passage du béton armé, coulé au L préfabriqués est le manque de stabilité du terrain découvert, soi-disant, au moment du placement des égouts à – 4 mètres au pied du mur voisin des maisons en surplomb (propos répétés, par l’échevin des travaux, devant la camera d’Antenne-Centre). C’est exactement le contraire, et il ne faut même pas être spécialiste pour comprendre cela. Un béton ferraillé, coulé de manière continue sera infiniment plus stable que des éléments individuels posés les uns à coté des autres. Imaginons un instant que sur un mètre de long, le sol s’affaisse. Dans ce cas, l’élément individuel posé en cet endroit suit le mouvement et s’affaisse également avec les conséquences que l’on imagine pour le parement en pierres naturelles qui y est attaché. Dans le cas de la technique du béton armé coulé en continu, le radier (fondations) prend appui sur les zones saines voisines et la partie qui se situe au droit du sol affaissé reste en place comme si de rien n’était. C’est le principe des dalles que l’on coule sur le terrain où on va construire un bâtiment. Je suis désolé de devoir rappeler des choses aussi élémentaires à une grande partie du public qui connaît très bien cela.

Selon le même spécialiste, les 615000 € (coût selon moi des fondations et des murs de soutènement, hors terrassement et remblais), couvrent d’autres fournitures telles un local technique ou des colonnes de la halle polyvalente. Le local technique fait partie d’un autre poste et la halle polyvalente fait partie d’un autre marché.

J’aurais souhaité posséder le document qui a été lu en séance pour répondre et démonter point par point le pseudo-argumentaire. Malheureusement, à ma demande, l’intéressé m’a d’abord répondu un non catégorique, et puis sur mon insistance, a dit qu’il m’en ferait copie après avoir revu ses services techniques ! J’attends toujours. En attendant, je pense avoir répondu aux principaux arguments de la majorité.

Pour la petite histoire, en cours de discussions, quand j’ai dit que d’ici deux ans, on risquait fort de retrouver de nombreuses pierres de parement cassées ou détachées, l’échevin des travaux a eu comme seule réponse : Ainsi , ce sera bon pour toi aux élections. A cela j’ai répondu que ce n’était certainement pas ma motivation mais que si j’avais marqué mon accord pour que l’on dépense 2,5 millions d’euros, c’était pour avoir une place Paul Pastur Jolie et solide pour 50 ans. La réaction de l’échevin est pitoyable. C’est sans doute sa manière de faire de la politique. Ce n’est pas la mienne.

Toujours pour la place Paul Pastur, la discussion a tourné sur l’accès aux journaux de travaux, dans lesquels, on va, selon la majorité, trouver toutes les réponses à la problématique. Rappelons que le 10 novembre, devant plus de 50 témoins, le Bourgmestre Tison m’a donné, en séance, l’autorisation d’accéder à ces pièces dès le jeudi 12 novembre au matin. Le jeudi matin, nous (deux autres conseillers et moi-même) avons été accueillis puis jetés comme des malpropres, par le chef de chantier et surtout par le brigadier-chef-communal-surveillant-des-travaux, ce dernier ayant reçu des ordres précis du Bourgmestre pour nous interdire l’accès aux documents. Quand on rappelle tout cela au Bourgmestre, en séance du 19 novembre, il conteste et va jusqu’à nier certains éléments. Il est grand temps que notre chef se soigne, car il doit être atteint d’une terrible pathologie : la maladie d’Alzheimer. Confondu, il se défend en disant, qu’en tant que Bourgmestre, il a le droit de prendre de telles décisions. Tiens donc ! Sur mon insistance et sur base de l’entretien que j’ai eu avec un responsable des marchés publics à l’administration de la région wallonne, Philippe Tison a enfin daigné que l’échevin des travaux organise la consultation des pièces. Dès le vendredi matin, craignant une nouvelle crise dans la maladie de note Bourgmestre, j’ai contacté l’échevin des travaux, qui a bien voulu organiser le rendez-vous pour 10 heures dans les bureaux de l’administration communale.

Je suis allé au rendez-vous, avec les deux mêmes conseillers du groupe José Canon. Le temps de comprendre le mécanisme des journaux des travaux, nous avons très vite perçu que les éléments principaux de la vie du chantier et les éventuels écarts au cahier des charges étaient repris dans les rapports de réunions de chantier, réunions qui se tiennent à une cadence, plus ou moins, hebdomadaire (cette cadence avait d’ailleurs été signalée par Philippe Tison en séance).

Avant d’aller plus loin, il n’est pas inutile, me semble-t-il, d’expliciter comment se présente un journal de chantier. Il est constitué de 40 liasses de 4 feuilles « auto-copiantes » numérotées de 1 à 40, le tout relié solidement. Les 30 premières servent aux rapports journaliers où sont stipulés un bref descriptif des travaux du jour, le personnel présent, les matériaux réceptionnés, les conditions atmosphériques, etc… Les dix dernières sont destinées aux rapports des réunions de chantier. Actuellement, le cinquième livre est en cours.

De notre examen il ressort que pour le premier livre, on trouve des rapports de chantier établis sur des feuilles volantes, pour le deuxième livre, on ne trouve trace d’aucun rapport de chantier, ni dans les emplacements prévus à cet effet, ni sur des feuilles détachées. Pour le troisième livre, on trouve deux rapports de réunions de chantier sur les emplacements ad hoc. Pour les deux derniers livres, les rapports de réunions de chantier apparaissent régulièrement et à la bonne place.

Résultat des courses : Entre le 30/4 (le chantier commence fin mars) et le 26/8, c’est-à-dire pour une période de 4 mois moins les congés, il n’y a trace d’aucun rapport de réunions de chantier. L’échevin des travaux, interrogé sur cette absence de documents me dit, après avoir consulté le surveillant communal des travaux, que ce dernier lui confirme qu’aucune réunion n’a eu lieu pendant toute cette période.
Il n’était pas nécessaire à Monsieur l’Échevin des Travaux de consulter ses agents pour savoir que pendant cette période, il était évident que plusieurs réunions avaient eu lieu, car, Monsieur l’Échevin assiste régulièrement à ces réunions.
Malgré tout, nous avons trouvé dans les rapports de chantier présents, l’un au l’autre élément intéressant.

C’est ainsi qu’on apprend que c’est dès le 6 avril que l’entrepreneur demande à l’auteur de projet et au pourvoir adjudicateur l’autorisation d’utiliser des L en béton plutôt que la technique du béton armé coulé pour réaliser les murs de soutènement. Ce 6 avril, le chantier est ouvert depuis à peine dix jours et on finit tout juste de l’installer. L’argument des « spécialistes communaux » ne tient pas la route. C’est pure invention. Le changement de technique est purement économique.
On attend de sérieuses explications de la part des autorités communales.
On n’a pas le droit de tout faire et de tout dire dans le seul but de se justifier.

Merci pour votre attention et à bientôt.

Jean-Marie Flamant

Conseil communal du 10 novembre 2009

Samedi 14 novembre 2009

La séance du conseil communal s’est déroulée dans la salle des Trieux en présence d’un public très nombreux. C’est très bien.
Au-delà des deux points concernant d’une part, l’augmentation importante de la taxe sur les immondices et d’autre part, les travaux de la place Pastur, ayant fait l’objet d’articles particuliers, voici en résumé le compte-rendu de ce conseil.

Nomination de Madame Cubi en tant qu’échevine. Ses compétences seront décidées lors du prochain collège de jeudi 19 novembre.

Approbation majorité contre minorité de la modification budgétaire numéro 2 pour la commune. A cette occasion, j’ai interpellé le Bourgmestre sur plusieurs points. Il a été incapable de répondre à la plupart des questions, alors qu’il aurait pu passer la parole au receveur communal, présent dans la salle, comme il l’a fait pour les modifications budgétaires liées au cpas, pour lesquelles, le receveur du cpas a expliqué clairement ce qui devait l’être.. Rappelons que Philippe Tison est échevin des finances ff depuis six mois !
Parmi ces modifications budgétaires, on notera l’augmentation des frais d’avocats qui passent à 30000 € pour cette année. Si on ajoute cette somme à celle de 33000 € versée par la commune en dommages et intérêts à JC Demeure, cela commence à faire beaucoup pour satisfaire les caprices d’un Bourgmestre inquisiteur.
Notons également l’augmentation exorbitante du coup du personnel en 2009, alors qu’il n’y a eu aucun index : 557000 € (23 millions de FB) d’augmentation par rapport à 2008.

Adoption à la quasi unanimité des comtes 2008 et des modifications budgétaires 2009 du cpas.
On notera que pour l’année 2008, au moins une famille sur cinq de notre commune a fait appel au cpas. N’est-ce pas là que devrait se concentrer toute notre énergie pour que dans cinq ans, ce nombre soit divisé par trois. Je sais qu’il n’y a pas de miracle, mais ce n’est pas en restant les bras croisés qu’on améliorera la situation. Ce n’est pas, non plus, en déclarant que des indépendants, qui pourtant, se lèvent tôt et se couchent tard, manquent d’ambition qu’on va encourager les initiatives et le goût à l’entreprise.

Le taux des taxes IPP et additionnelles restent inchangé.

En dehors de ces points, pas vraiment de choses très importantes.

Dans les divers, et à travers une question posée par F Dewille, à propos d’une radiation de domicile, pour laquelle je ne m’exprimerai pas sur le fond, on a constaté, une fois de plus, les prérogatives anormales que s’attribue Monsieur Tison. En effet, ce dernier a, sous prétexte d’aider la police, pénétré dans un domicile privé, sans y être invité, pour y visiter toutes les pièces. C’est le retour à cette triste période de l’inquisition.

A travers une autre question de F Dewille, on apprend que les rues de Chévremont et voisines seraient prioritaires dans le prochain plan triennal. L’égouttage systématique de la vallée de la Haie devrait aussi se faire rapidement. Espérons !

A ma question de savoir comment allait s’organiser le carnaval 2010, j’ai eu comme simple réponse du Bourgmestre, que Madame Cubi aurait les coudées franches pour l’organiser à travers le comité folklorique qu’elle devrait relancer. Madame Cubi a, manifestement, été la première surprise de cette attribution. Si vous voulez mon avis, celle ou celui qui recevra cette compétence, aura des manches à mettre !

Interpellé par votre serviteur sur le sujet, le bourgmestre n’a pu donné aucune prévision pour l’entretien des bornes incendie. Les assurances incendie apprécieront.

Rien de nouveau, non plus, sur l’installation de la CCATM. Manifestement, P.T. ne veut lâcher aucune parcelle de pouvoir. Malgré l’insistance des autorités namuroises.

Le collège continue à engager des agents en contrat à durée indéterminée. Depuis trois ans, aucun choix n’a été proposé au conseillers communaux. Il faut, à tout prix, placer ses enfants, ses cousins et ses amis. Bonjour la démocratie.

Prochain conseil communal le jeudi 19 novembre à 19 H 30, toujours aux Trieux.

Merci pour votre fidélité.

Jean-Marie Flamant

Place Paul Pastur : respect des impositions ?

Jeudi 12 novembre 2009

En fin d’article, vous pourrez prendre connaissance du texte de mon interpellation au Bourgmestre Tison, lors du dernier conseil communal de ce 10 novembre. Cette interpellation faisait suite à l’introduction d’un avenant pour les travaux d’aménagement de la place Pastur. Plus particulièrement, elle était orientée sur les graves manquements au respect du cahier des charges établi par IGRETEC. On parle d’un préjudice potentiel de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Après mon exposé, le Bourgmestre m’a autorisé officiellement (plus de 50 témoins) à consulter les journaux de chantier qui devraient, selon lui, évoquer cette affaire. Cette visite était programmée ce jeudi matin.

Ce jour, à 10 heures, je me suis présenté, en compagnie de deux autres conseillers communaux , sur le chantier. Nous avons été accueillis par le chef de chantier de l’entreprise de manière très brutale. Il avait manifestement été mis au courant de l’affaire. Sur notre insistance, et après nous avoir fait languir plus d’un quart d’heure, il nous a enfin emmenés à la roulotte. Il est ressorti aussitôt sous un prétexte quelconque, pour revenir dix minutes plus tard et nous dire qu’il était impossible de consulter les journaux parce qu’ils avaient été emportés par le surveillant des travaux, l’agent communal Bondroit. Dans le même temps, j’ai informé le chef de chantier du but de notre visite. J’ai à peine eu le temps d’achever ma question que cette personne avançait tous les arguments pour démontrer que la solution choisie était équivalent à celle imposée. Il connaissait donc le but de notre visite.
Rentre alors le brigadier surveillant communal Bondroit qui en ouvrant la porte de la roulotte comme une furie déclare : « Je ne vous fournirai l’accès à aucun document. Philippe Tison que j’ai rencontré hier, me l’a interdit « . Et puis de continuer, en s’adressant à moi : « Je vous attaquerai en diffamation « . Tout cela, alors qu’aucun des trois conseillers n’avaient ouvert la bouche.
Nous avons ensuite quitté les lieux pour nous rendre chez la secrétaire communale et lui rapporter les faits. A travers ses propos, la secrétaire communale nous fait comprendre que c’était normal que nous n’ayons pas accès à la roulotte et qu’on devrait consulter les documents au sein même des bâtiments de l’administration communale. En passant, et sur le fond de l’affaire, elle excuse le responsable d’IGRETEC en signalant que ce type de problème (non respect du CSC) pouvait arriver puisque le surveillant IGRETEC n’est pas la personne qui a rédigé le cahier des charges (Dans ma vie professionnelle, je n’ai jamais entendu tel raisonnement). Madame Dozier, la secrétaire, nous promet de donner les coups de téléphones qu’il faut pour arranger tout cela. Avec promesse de me rappeler dans l’après-midi. N’ayant pas de nouvelle, je suis retourné à l’administration communale vers 16 heures pour m’entendre dire que le Bourgmestre discuterait de cela en collège jeudi prochain. Une semaine, chers amis, cela fait beaucoup de temps pour arranger les choses !!!!

En tous les cas, cette attitude du bourgmestre ajoute de la suspicion à la suspicion.

Meilleures salutations.

Jean-Marie Flamant

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Conseil communal du 10 novembre 2009
Interpellation du Bourgmestre

Objet : Place Paul Pastur – Avenant 1
(Point 15 de l’ordre du jour)

Pourquoi un avenant si tardif. Les travaux d’extension sont, pour ainsi dire, terminés depuis un mois.

L’entrepreneur a travaillé sur base de quel document ? Si des anomalies apparaissent, quel est le recours possible pour la commune ?

La commande a été passée, il y a six mois, sur base de quel crédit budgétaire ?

Pourquoi les riverains n’ont-ils jamais été consultés ?

Par ailleurs, à la lecture du métré, il apparaît, qu’au-delà de l’approximation du texte (on parle de place, de maisons surplombant la place, ..), que plusieurs QP sont franchement exagérées.

Dès à présent, on peut déjà dire que, par exemple, le poste 35 est loin d’être respecté. Pas un m² de géotextile n’a, semble-t-il été placé. (QP : 940 m²)

Le poste 129 pose aussi problème. Le remblais des tranchées doit se faire en mélange sable – ciment, ce qui n’a pas été le cas.

Finalement, sur quel article budgétaire vont être imputés ces travaux ?

Le crédit budgétaire pour la place est de 2050000 €. La commande initiale est de 2146000 €. Manque déjà 96000, auxquels il faut ajouter les 95000 de l’avenant 1 + les révisions de prix + …

Avant de recevoir l’ordre du jour du conseil de ce jour, et dans le cadre de ces travaux supplémentaires, je me suis inquiété de la procédure mise en place pour évaluer l’avancement des travaux, étant donné qu’aucun avenant à la commande initiale n’avait été décidé. A cet effet, j’ai consulté le dossier disponible à l’administration communale.

C’est ainsi, par exemple, qu’en examinant les états d’avancement, je pensais trouver le placement de L en béton comme constituants des murs de soutènement, je n’y ai trouvé que des m3 de béton. (Le relevé de fin septembre, indique le placement de 200 m3 de béton pour la confection des murs de soutènement, alors que pas un seul m3 n’est arrivé sur chantier).

Je suis donc retourné au CSC pour m’apercevoir que les murs de soutènement devaientt être constitués de béton armé coulé en coffrage in situ.

Les fondations, également en béton armé, coulé en coffrage, représentent un volume total de 170 m3, alors que les murs (voiles + pilastres) représentent un volume total de 500 m3.

Quand on sait que la longueur totale des murs de soutènement est inférieure à 200 m et que leur hauteur moyenne est de 2,5 m (valeur par excès), on peut déterminer que les fondations enterrées ont une section transversale proche d’un m² (1,30 m x 75 cm par exemple). Et que le voile en béton a une section transversale proche de 2,5 m² soit une épaisseur moyenne de 1 m.

Au lieu de cela, des L d’une épaisseur de 15 cm posés sur un lit de 15 cm de pierres moulues. Et bien sûr, pas de fondations.

Qualitativement, la technique du L est moins bonne que la technique du béton armé coulé. Dans le premier cas, il y a discontinuité, dans le deuxième, c’est un ensemble homogène.

Comme les murs sont recouverts d’un parement en pierre naturelle, tout mouvement du support aura des conséquences catastrophiques pour le parement.

Économiquement, la technique du L est nettement moins coûteuse, surtout s’il n’y a pas de fondations.

L’érection des murs de soutènement représente un coût TVAC de plus de 600000 €, hors terrassements et hors remblais, ce qui fait plus de 3000 € par mètre.

On peut trouver sur le marché des placements de L sur lit de sable stabilisé à moins de 600 € du mètre.

Le calcul est vite fait. On parle, dans le cas présent, d’un préjudice de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Il y a aussi d’autres anomalies importantes sur ce chantier.

Le plus grave dans tout cela, c’est que : depuis le surveillant des travaux, agent communal, jusqu’au Bourgmestre, en passant par le représentant d’IGRETEC, l’échevin des travaux et même la secrétaire communale, tout ce monde signe sans sourciller, ce qu’il faut bien appeler des faux en écritures.

Je demande à Monsieur le Bourgmestre de fournir à l’assemblée toutes les explications utiles pouvant justifier cet état de fait.

Je demande également que le présent document soit joint au PV de la séance du Conseil communal de ce 10 novembre 2009.

Jean-Marie Flamant, conseiller communal CDH

Copie de la présente a été remise aux différents chefs de groupe.

Les immondices à prix d’or

Mardi 3 novembre 2009

Mais où cela va-t-il s’arrêter ?

Lors du prochain conseil communal du 10 novembre 2009, la taxe sur les immondices pour l’année 2010 va être fixée. Pour un ménage, on passe de 110 € à 150 euros. Pour un isolé, la taxe reste fixée à 75 €.
Ces montants ont été fixés de manière à couvrir 85 % du coût réel. C’est la loi, on y peut rien. OK !

Mais, c’est à ne plus rien comprendre. Il y a un an, alors que la taxe était fixée à 110 €, Messieurs Tison et Moscariello nous expliquaient, avec un plaisir à peine dissimulé, qu’avec ce taux de taxation, on couvrait plus de 97 % du coût réel, alors qu’en 2009, une couverture de 80 % suffisait. A l’époque, j’avais déjà démontré, avec les chiffres fournis par la commune elle-même, que ces affirmations n’étaient pas fondées.

Aujourd’hui, avec une augmentation de plus de 36 % de la taxe, on ne couvre plus que 85 % du coût réel. Chercher l’erreur !

A la décharge de nos autorités communales, il faut reconnaître que les responsables de l’ICDI ne facilitent pas la tâche des communes. Cela, je le dénonce depuis trois ans. Ce que je reproche aux personnes que j’ai citées plus haut, c’est que rien n’a été fait pour clarifier la situation.

Tout cela étant dit, le plus important, c’est de réduite le coût réel. Ce n’est pas ICDI avec ses méthodes de gestion qui consistent à répartir les frais sur les communes sans trop se poser de questions -Je rêve de gérer une société en pratiquant de la sorte – qui en fait sa priorité. Ce sont les communes qui composent le conseil d’administration de l’ICDI, qui doivent frapper du poing sur la table. Et imposer des réductions drastiques des coûts. Mais voilà, il faut pour ce faire, des administrateurs dévoués, compétents et travailleurs qui assistent aux réunions – quand ils y assistent – pour autre chose que les jetons de présence.

Par ailleurs, il faut rappeler que le déchet qui coûte le moins cher, c’est le déchet qu’on ne produit pas. Il faut aussi reconnaître qu’avec la méthode de taxation choisie, on n’incite que très peu à la consommation « verte ». Voilà déjà une piste de réflexion. Organiser une collecte sélective des déchets putrescibles en est une autre. Chercher des synergies avec nos agriculteurs pour faire et valoriser le compostage de ces déchets putrescibles en y ajoutant les déchets verts en est encore une antre.

Merci de votre attention.

Jean-Marie Flamant