Archive pour avril 2010

Economie : La méthode Tison

Dimanche 18 avril 2010

Chers visiteurs,

Veuillez trouver, en fin de texte, la copie d’un article paru dans la NG de lundi dernier faisant état du résultat d’une enquête sur les revenus moyens des habitants des communes de la région de Charleroi.

Dans le dernier paragraphe de cet article, on peut lire que Anderlues enlève un nouveau trophée, celui de la cité la plus égalitaire. Ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas d’un honneur, il s’agirait plutôt d’un bonnet d’âne. D’un bonnet d’âne décerné non pas aux habitants de notre commune, mais bien aux personnes qui devraient en assurer la conduite.

Si ce triste résultat est dû au petit nombre de gros salaires, dans notre commune – c’est indéniable -, il est surtout dû à l’existence d’un nombre beaucoup trop élevé de salaires de remplacement (indemnités de chômage, revenus d’intégration, etc… ).

Et quand j’entends un bourgmestre, étiqueté socialiste, présenter comme unique solution pour corriger ce déséquilibre, d’attirer des gros salaires, c’est, vous en conviendrez, plutôt pitoyable. Comme si cela allait faire en sorte que les moins bien nantis de notre commune verraient, comme par miracle, leur quotidien, tout à coup, amélioré.

S’il est exact, Monsieur le bourgmestre, qu’avoir, parmi ses administrés, des citoyens qui alimentent, par l’impôt, les caisses de la commune, c’est intéressant, mais ce qui est autrement social et autrement humaniste, c’est de faire en sorte que tous ses administrés soient tirés vers le haut.
Pour atteindre le premier but, il faut rendre sa commune attrayante, il faut que les rues soient propres, il faut que les trottoirs soient praticables, il faut qu’il y ait une vie économique, sociale et culturelle, il faut des commerces de proximité, etc… , etc… Pour atteindre le deuxième but, il faut mener une réelle politique de développement, il faut assurer des formations pour les demandeurs d’emploi, il faut attirer des industries, il faut mettre en place les infrastructures (routes et surfaces) indispensables à ce développement, il faut être présent dans sa commune pour prendre la pleine mesure de ses besoins et des besoins de ses habitants.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre l’article de la NG et celui du Soir de ce samedi qui a élargi l’étude à toute la Wallonie et dans le temps. On constate dans cette dernière étude que depuis quinze ans, les revenus moyens wallons ont assez nettement évolué, sauf pour le Hainaut où ils ont simplement stagné. On ne peut pas mettre cela sur le compte de la fatalité. Il faut chercher ailleurs. Il n’y a pas dans le Hainaut, de volonté politique de vouloir vraiment en sortir et tout cela malgré les dizaines de milliards injectés par l’Europe. Les majorités en place, le plus souvent rouge vif, doivent sérieusement se poser des questions. Si rien ne change, ce sera aux électeurs de prendre leurs responsabilités. On ne peut pas continuer à se contenter d’assistanat, il faut que les conditions de vie de chacune et de chacun s’améliorent ostensiblement

Article de la nouvelle gazette de lundi 12 avril

Commune par commune, la répartition des revenus par habitant est devenue, entre 1990 et aujourd’hui, beaucoup plus inégalitaire. A ce compte, ce sont les Anderlusiens qui sont les plus égaux, tandis que c’est à Gerpinnes que les écarts sont les plus élevés.
Dans la région, les communes les plus aisées, comme Thuin, Les Bons Villers, Montigny-le-Tilleul, ou, surtout, Gerpinnes sont également celles où les revenus sont le plus inégalement répartis. Rien d’étonnant, somme toute: les plus grosses fiches de paye tirent la moyenne vers le haut, tandis que les amortisseurs sociaux (chômage, CPAS, etc.) sont les mêmes, que la commune soit riche ou pauvre. Ce n’est pas un hasard: c’est à Gerpinnes, dans la commune où demeure l’homme le plus riche de Belgique, Albert Frère, que l’indice de Gini, qui mesure l’égalité de la distribution des revenus, est le plus élevé de la région de Charleroi. Et les entités où, proportionnellement, l’inégalité a le plus augmenté sont celles, comme Pont-à-Celles ou Les Bons Villers, qui ont vu s’installer chez eux de nombreux navetteurs, ces couples à deux revenus que recherchent tous les échevins des finances.
A l’inverse, les communes dont le coefficient est le plus bas sont celles dont les habitants sont les moins prospères, comme Châtelet, Farciennes, ou, Anderlues, la cité la plus égalitaire de notre palmarès, dont la population, plutôt modeste, est la plus homogène. “C’est dû à notre histoire de petite commune ouvrière étriquée ”, explique son bourgmestre, le socialiste Philippe Tison, qui aimerait attirer –ou retenir– des salaires plus élevés sur son territoire. Finances obligent…

Merci pour votre fidélité.

Jean-Marie Flamant

Le bourgmestre d’Anderlues est peu fiable

Dimanche 11 avril 2010

Voici, si besoin en était encore, une excellente démonstration par a + b du crédit tout relatif qu’il faut accorder aux déclarations du premier responsable de notre commune. Ce qui est vrai dans le domaine décrit ci-après, l’est aussi, beaucoup trop souvent et malheureusement, dans la vie communale de tous les jours.

Le 31 mars 2010, la nouvelle gazette rapporte le résultat d’une enquête relative au comportement écologique de nos bourgmestres. Relevons la déclaration de Philoppe Tison dans le dernier paragraphe !

NG Mercredi 31 mars 2010

Les constructeurs automobiles ne s’y trompent pas: une de vos préoccupations majeures lors de l’achat d’une voiture est son émission de C02. Nos mayeurs sont-ils aussi sensibles que les citoyens à la question? Réponse dans La Nouvelle Gazette.

Le lobbying écologiste aura fait son œuvre: en quelques années, l’argument de vente numéro un des automobiles est devenu la réduction de pollution que leurs engins génèrent. Tout le monde veut éviter de relâcher trop de dioxyde de carbone dans l’air. Et les pouvoirs publics sont venus appuyer cela en arrosant de primes ceux qui consentent à acheter un véhicule à faibles émissions.

Si le schmilblick a avancé dans la population, est-ce le cas du côté de nos élus? Il y a un an, Paul Magnette, ministre fédéral de l’Énergie et du Climat, avait tenté d’imposer à ses collègues du gouvernement de troquer leurs limousines polluantes pour des voitures plus sobres. En vain. Nos bourgmestres ont-ils des voitures personnelles peu énergivores?

Certains se disent obligés de conduire de gros véhicules pour des raisons professionnelles. Philippe Tison est le bon élève de la classe, puisqu’il a récemment acheté une Golf Blue motion. Philippe Seghin et Emmanuel Wart privilégient une petite voiture pour leurs mandats. C’est Jean-Luc Borremans qui pollue le plus, même s’il dit se soucier de l’environnement. D’une manière générale, il reste encore beaucoup d’efforts à fournir.

Le 1er avril 2010 et ce n’est pas un poisson, notre bourgmestre persiste et signe. Soit dit en passant, quand on est secrétaire politique d’un ministre wallon, on devrait être censé savoir avec plus de précision la population de sa région !

NG Jeudi 1er avril 2010

philippe tison
Le mayeur d’Anderlues l’avoue: “ J’utilise une Ford S-Max dans le cadre de mes fonctions de secrétaire de cabinet de Paul Furlan, ministre wallon. ” Mais comme, il s’agit de parler de son véhicule personnel, il enchaîne tout de suite. “ J’ai récemment acquis une Golf blue motion pour ma femme et moi. C’est un 1600 diesel qui est un véhicule écologique. On doit montrer l’exemple, même si j’estime que ce ne sont pas 4,5 millions de Wallons qui vont changer les choses en matière de pollution. Il faudrait plutôt aller voir du côté du 1,5 milliard de Chinois… ”

Le samedi 3 mars 2010, la nouvelle gazette écrit :

TISON, MAÏEUR PEU DURABLE. ET PEU FIABLE

NG Samedi 3 avril 2010

Nous avions, dans nos éditions de jeudi, gentiment demandé aux bourgmestres de la région de se soumettre à une question bien dans l’air du temps sur la nocivité environnementale de leur automobile personnelle. A ce petit jeu, le maïeur d’Anderlues, Philippe Tison, pouvait pavoiser. Son économe Golf 1,6 TDI ne rejetait que 99 grammes de CO2 par kilomètre. Or, l’écologique bourgmestre a omis de signaler que cette automobile chiche en dioxyde de carbone appartenait en réalité à son épouse. Philippe Tison conduit en effet une Audi à quatre roues motrices, dont la grosse cylindrée repousse tous les standards de l’écologiquement, mais aussi du socialement responsable. Mais alors, puisque ça vous pose un bourgmestre, de traverser sa commune au volant d’un mastodonte de tôle, pourquoi s’en cacher?

Meilleures salutations à toutes et à tous.

Jean-Marie Flamant

Plaintes du CDH et gémissements du PS à Anderlues

Mercredi 7 avril 2010

Chers visiteurs,

Comme je vous l’avais annoncé, voici le troisième article en réponse à ce document, aussi ridicule que inexact, de l’ oeuvre des pontes locaux du PS, distribué en toutes boîtes il y a quelques semaines.
Cet article ne sera pas bien long; ce n’est pas nécessaire.

Quand Tison et ses acolytes disent que j’ai adressé plus de 40 plaintes à la tutelle, il se réfèrent à la numérotation de mon courrier politique depuis mon entrée en fonction comme conseiller communal en 2006. Tous les gens intelligents, et ils sont nombreux, j’en suis sûr, auront compris qu’à chaque courrier ne correspond pas nécessairement une plainte. Que pour une plainte spécifique – je pense à la piscine ou encore à la place Paul Pastur -, il peut y avoir plusieurs courriers avec, chacun, une numérotation différente. Ou encore, que certains courriers n’ont rien à voir avec une plainte.

Cela étant dit, j’estime que j’ai adressé au Ministre de Tutelle, un maximum de 20 plaintes pour une durée de trois ans. Ce qui en soi est déjà très important.

Pour ces 20 recours – je préfère ce vocable -, cinq se sont soldés par une annulation pure et simple de décision du collège ou du conseil. Cinq autres ont fait l’objet de sérieux rappels à l’ordre du ministre à l’adresse du collège communal. Cinq autres, et non des moindres, sont toujours en cours d’instruction à l’administration de la région wallonne. Vous admettrez que tout ça, ce n’est quand même pas de la bibine.

Par ailleurs, cmme aime le répéter, à l’envi, l’échevin des travaux – il faut dire qu’il est souvent en première loge, le bougre -, les justificatifs exigés par la région wallonne imposent des prestations de plusieurs mois à son administration ! Ou bien, les choses sont claires, et elles s’énoncent aisément, clairement et rapidement, ou bien elles sont obscures et les explications sont alors plus difficiles à fournir. A vous de juger… Mais, dans tous les cas, ça ne demande pas des prestations démesurées. Tant qu’à mentir, ce n’est pas plus difficile de faire un gros mensonge que d’en faire un petit !

Avis important :

Il n’y aura pas de quatrième article dans l’immédiat – celui qui devait être consacré à la place Paul Pastur -.
En effet, vous avez appris qu’une descente de police avec confiscation des documents de chantier (place Pastur) avait eu lieu il y a trois semaines, ce qui signifie que la plainte déposée au Parquet de Charleroi a fait et continue de faire l’objet d’une information judiciaire. Dans ces conditions, je pense qu’il est plus sage et plus indiqué de ne faire aucun commentaire pour l’instant.

Merci à toutes et à tous.

Jean-Marie Flamant