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Archive pour décembre 2011

De qui se moque notre bourgmestre ?

Samedi 17 décembre 2011

Ce 17 décembre 2011, les riverains de la zacc de la Taillette ont été conviés à une séance d’information suite au projet d’urbanisation introduit auprès de l’urbanisme par la société PROMO SA. Cette séance était animée par des représentants de la société immobilière ainsi que par des représentants de la commune. On a noté et regretté (l’inadmissible) absence de l’échevin de l’urbanisme qui n’est autre que le bourgmestre en personne.

Les nombreux riverains présents à cette séance étaient en quête d’informations sur le type d’habitations (plus de cent logements) qui seront construites, sur la problématique de l’égouttage, sur les gabarits des constructions, sur l’avenir de la cité Jonas, etc…

Très vite, on s’est rendu compte de l’inutilité de notre démarche puisque tout était déjà écrit dans le marbre. Le véritable motif de la réunion d’aujourd’hui résidait uniquement dans le changement des modalités de vente des terrains bâtis ou non, par lot. L’avis reçu par la population laissait croire à tout autre chose.

Aucun participant n’a remis en cause l’utilité de cette zacc. Mais, plusieurs inquiétudes  sont clairement apparues. Ainsi, le risque d’inondation, liées aux eaux de ruissellement,  pour certaines propriétés situées en contrebas, la vue complètement bouchée, pour certains, par deux immeubles à appartements rez+3, la faible superficie des logements, les risques liés aux cités, etc…

On nous a clairement fait comprendre  que tout était figé et qu’il aurait fallu introduire des recours juste après la délivrance du permis d’urbanisme en 2010. Encore aurait-il fallu connaître son existence. Beaucoup de participants ont découvert aujourd’hui qu’il existait.

Pour ce qui me concerne, j’ai eu accès au PV du collège qui traitait de ce point plusieurs mois après son traitement. De toute manière bien après l’expiration du délai légal pour introduire un recours. Cette procédure, propre à Anderlues, de bloquer l’accès aux PV du collège n’est évidemment pas innocente. Pour preuve.

En son temps, le bourgmestre avait promis d’intégrer la problématique de la cité Jonas dans ce vaste projet de la zacc. En effet, pour ainsi dire l’unanimité des habitants de cette cité, demande un raccordement à l’égout et une prise en charge de la voirie par la commune. Rien de tout cela. C’est regrettable.

Le bourgmestre continue à infantiliser ses administrés, à faire fi de leurs avis. C’est profondément antidémocratique. On comprend, une nouvelle fois, pourquoi son refus d’instaurer une CCATM, lieu ou, par excellence, le citoyen peut formuler son avis.

Merci et meilleures salutations.

Jean-Marie Flamant

Conseil communal du 6 décembre 2011 à Anderlues

Mercredi 14 décembre 2011

Ce 6 décembre, le conseil communal a débuté par une opération de Com. Monsieur Tison, quelque peu déguisé, a remis les chèques (redistribution du bénéfice du bal du bourgmestre) aux quatre directeurs d’écoles de l’officiel et du libre.

Approbation du PV du conseil du 8 novembre 2011 :

Comme d’habitude, le premier point de l’ordre du jour concernait l’approbation du PV du conseil précédent. Je suis revenu sur les erreurs constatées dans les comptes de 2010. Ceci fera l’objet d’un article séparé, dans les prochains jours. Après mon intervention, la minorité s’est soit opposée, soit abstenue.

Budget 2012 du cpas :

Augmentation de la part communale de 2 % par rapport à l’exercice précédent. Soit une participation de 1440000 € sur les 5560000 de dépenses estimées. On peut déjà parier sur un modification budgétaire dans laquelle le cpas viendra avec une demande d’augmentation de cette participation, vu ce que nous prépare le fédéral.
La présidente du cpas nous disait, dans son exposé, que le seul moyen de réduire les dépenses, serait de réduire les services à la population. Je ne partage pas entièrement cet avis car il y a une solution meilleure : réduite les besoins en solutionnant les problèmes à la racine, c’est-à-dire, en donnant aux personnes la possibilité de trouver d’autres sources de revenus. J’admets que cela n’est pas l’affaire du cpas, qui gère une situation sociale existante, mais bien celle du politique local, régional et fédéral.

Centre culturel :

Nouvelle demande de budget pour un montant de 13500 €. Mais quand cela va-t-il s’arrêter ?

Malterie :

Nouvel avenant (le quatrième) pour un montant de 15000 Ce projet est un gouffre. On continue à agir comme si les finances publiques étaient dans une période de vaches grasses. Et, c’est au contribuable qu’on demande de faire ceinture !

Piscine :

Avenant n° 3 pour accueil et vestiaires pour 71000 €. Les travaux avancent vraiment à un train de sénateur.

Patrimoine :

Projet d’acquisition du bâtiment sis 16-17 place Albert 1er.
Je pense qu’il est raisonnable pour la commune d’acquérir des biens proches de l’hôtel de ville quand on manque de locaux. Cela présente aussi l’avantage de rénover des bâtisses situées au cntre du village. Mais ce qui ne va pas, c’est qu’on se lance dans ce type d’investissement sans avoir une idée précise de la finalité et surtout du coût global de l’opération. Gestion à la petite semaine !

Le PISQ des Trieux :

Pendant les travaux (interminables) du centre culturel, une convention avait été signée entre commune et centre pour la mise à disposition des locaux. Etant donné que le centre est redevenu opérationnel, cette convention n’a plus lieu d’être.
A la réflexion, pour moi, cela pose problème. il me semble effectivement difficile de ramener au centre toutes les activités vu que le bâtiment réhabilité ne possède, en dehors de la grande salle, aucun local adapté. Le centre culturel aurait dû resté un immeuble polyvalent. Il aurait fallu créer une salle de spectacle, digne de ce nom, ailleurs.

Points divers :

Q1 : Pourquoi, depuis des années, les décomptes finaux pour des travaux dont le marché est passé avec des prix unitaires et des quantités présumées, ne sont plus présentés à l’approbation du conseil communal ?
R: Tant que le décompte final ne dépasse pas de 10 % le montant initialement prévu, il ne doit pas être présenté à l’approbation du conseil.

Q2 : Parmi les emprunts contractés par la commune, y en a-t-il qui sont du type « structuré » ?
R : Oui il y en a quatre, dit le bourgmestre, pour un montant global de 922000 €. Cet après-midi, j’ai chargé le receveur, dit-il encore, de négocier avec DEXiA pour les changer en emprunts à taux fixes.
Commentaire : On peut se demander pourquoi il faut attendre aussi longtemps après le début de la crise financière et surtout attendre une question d’un conseiller de l’opposition pour réagir de la sorte. La réponse à cette interrogation est évidente : Nous n’avons pas d’échevin des finances et notre receveur est inattentif aux intérêts de la commune.

Q3 : Lors du dernier conseil communal, en réponse à une question que je posais, vous nous avez informés que vous aviez perdu le procès contre Mobistar en ce qui concerne la taxe sur les pylônes. Comment se fait-il que d’autres communes wallonnes appliquent cette taxe sans aucun problème ?
R : C’est un problème d’absence de textes légaux et le conseil d’Etat donne toujours raison à l’opérateur.
Commentaire : On a répondu que très partiellement à ma question.

Q4 : Vous nous annonciez lors du dernier conseil que votre ordonnance autorisant le stationnement sur la place Pastur devrait être ratifiée par le conseil. Qu’en est-il aujourd’hui ?
R : Un représentant du SPW est venu hier à Anderlues. Nous attendons son rapport avant de présenter le point au conseil communal.
Commentaire : Je suis très curieux de lire les conclusions du fonctionnaire du SPW.

Merci pour votre attention et meilleures salutations à toutes et à tous.

Jean-Marie Flamant